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Les 7 aptitudes du bon gestionnaire tirées d’un jeu incertain

La gestion de projet continue à gagner en importance dans le monde entier. Elle devient de plus en plus commercialisée. Une spécialisation plus poussée va s’avérer nécessaire afin de garantir les meilleures opportunités dans le milieu.

Un des domaines de spécialisation qui tend à s’accroître est celui de la gestion des risques. La concurrence mondiale, les coûts plus faibles, et la demande accrue de ressources limitées poussent les entreprises à opérer à la frontière du chaos et de l’utilisation efficace des outils et des personnes.

Le nouveau profil du gestionnaire de projet ?

Le futur profil parfait du gestionnaire de projet pourrait s’avérer être un double-profil : celui de gestionnaire d’argent conservateur et celui de stratège entrepreneur. En effet, aussi étrange que cela puisse paraître, le poker et la gestion de projet possèdent des points en commun dans la préparation nécessaire à la réalisation de leurs buts.

Les joueurs de poker doivent constamment prendre de bonnes décisions avec des informations incomplètes. L’objectif étant de maximiser les rendements tout en minimisant les risques.

Ils utilisent leur capacité d’observation et de déduction pour faire des hypothèses raisonnables à propos de leurs concurrents. Ils utilisent des estimations étalonnées pour calculer les chances de gagner. Puis ils choisissent le meilleur plan d’action. Tout en gardant leurs propres émotions en échec.

Ils sont toujours prêts à modifier leur stratégie, en utilisant à la fois des compétences sociales et des fondamentaux techniques. Dans cet environnement dynamique et en constante évolution, un joueur de poker sait qu’il est inutile de penser en termes de nombres exacts. Car ce domaine appartient aux probabilités.

Les chefs de projet qui souhaitent être considérés comme les meilleurs dans leur domaine devraient donc utiliser ces mêmes tactiques. Le lien entre les jeux de stratégie et le monde des affaires n’est pas nouveau. En méthode agile de gestion de projet, on utilise une technique d’estimation appelée le planning poker. Au fur et à mesure que le gestionnaire de projet passe du domaine déterministe au domaine probabiliste, il devra tenir compte des risques associés à chaque décision donnée.

Alors, qu’est-ce que les joueurs de poker de classe mondiale peuvent enseigner aux gestionnaires de projet ?

Acquérir de l’information

Le risque (l’incertitude) existe parce que nous avons des informations incomplètes.

Si nous pouvions en quelque sorte acquérir plus d’informations ou rendre les informations existantes plus fiables, nous pourrions réduire l’incertitude.

Dans le monde réel, nous obtenons plus d’informations grâce à l’évaluation des situations. Ainsi, l’évaluation est, et continuera d’être, un outil clé qui peut être utilisé pour atténuer les risques. Les gestionnaires qui peuvent évaluer convenablement les situations auront une longueur d’avance sur la concurrence.

Mesurer le risque

Lorsque le risque est très présent, il faut pouvoir en mesurer l’importance. La plupart des entreprises ne se limitent pas à dire qu’un risque donné est « faible », « élevé », ou « moyen ». Car cette connotation de risque est déconnectée de toute signification.

Partout où de vraies affaires sont réalisées, la mesure du risque doit aller plus loin. Elle doit renoncer à des valeurs précises irréalistes et à des variables connues. En intégrant l’idée des variables, les gestionnaires n’ont pas besoin d’assumer ce qu’ils ne savent pas. Ils pourraient ne pas savoir exactement quand une tâche donnée sera terminée. Mais ils pourraient avoir un degré élevé de confiance qu’il faudra plus de 4 jours, mais moins de 15 jours.

Les variables sont donc de meilleurs représentants de l’incertitude. La méthode de Monte-Carlo est un des exemples d’outils qui utilisent des variables pour analyser et mesurer les risques.

Calculer la valeur d’une information

Lorsque nous sommes confrontés à une décision binaire présentant un risque, nous savons que nous pouvons choisir la mauvaise alternative. Et si ce mauvais choix est associé à un certain montant, il est judicieux de vouloir effectuer des mesures. Autrement dit obtenir plus d’informations avant de prendre une décision.

L’information elle-même, par conséquent, a une valeur monétaire. Si nous savions quelle était cette valeur monétaire, nous choisirions probablement de consacrer plus de temps à réduire l’incertitude dans la décision. Ou du moins à réfléchir à deux fois avant d’affirmer qu’une mesure donnée serait trop coûteuse à mener.

Choisir des alternatives avec des retours attendus positifs

Tout joueur de poker qui se respecte sait qu’il doit entrer dans un pot lorsque les cotes (récompenses) sont plus grandes que les chances de remporter la main (risque). S’il le fait constamment, il aura des retombées positives sur le long terme.

En amassant les chances en sa faveur, le bon gestionnaire augmente ses chances de réussite.

D’autre part, s’il choisit des alternatives où les risques sont supérieurs aux récompenses, il aura alors des rendements négatifs et ne restera pas longtemps dans le monde des affaires.

Utiliser la loi de Pareto

La plupart d’entre nous connaissent la loi des 80/20, appelée également la loi de Pareto.

Cependant, nous n’apprécions pas les applications difficiles à atteindre que cette règle possède.

80% des revenus proviennent de 20% des clients. 20% des problèmes provoquent 80% de la perte de productivité. 80% des pertes proviennent de 20% des risques. 80% des conséquences découlent de 20% des décisions. 20% des clients génèrent 80% des plaintes. 20% des employés exécutent 80% du travail…

Je crois que vous avez saisis le principe de cette loi essentielle.

Apprenez à comprendre et à apprécier cette règle simple. Vous commencerez alors à faire attention à ce qui est vraiment important dans la gestion de projet.

Construire une boîte à outils

Le problème aujourd’hui n’est pas tant un manque d’information. Mais comment organiser et trouver des informations pertinentes de manière simple et rapide.

Un joueur de poker sérieux vous dira qu’il a passé beaucoup de temps à créer et à affiner sa boîte à outils. Une boîte à outils est un système de connaissances facilement accessible contenant des informations qui peuvent être utilisées sans hésitation.

Les concepts, les règles de base, les formules, et les contacts pourraient tous être inclus dans un système de boîte à outils.

Dans un environnement dynamique et compétitif, vous devrez pouvoir prendre des décisions complexes en utilisant l’analyse de calculs sommaires. Cela ne peut être accompli que si votre système de connaissances est à jour et que vous le connaissez sur le bout des doigts.

Et vos outils, sont-ils vraiment efficaces ? Vous font-ils gagner du temps ? Quels nouveaux outils pourriez-vous ajouter dès aujourd’hui à votre panoplie ?

Aquérir des compétences sociales

Enfin, une compétence importante, mais souvent sous-évaluée, est la capacité à lire les émotions, les intentions, et les désirs des gens. Aucune compétence technique ne peut remplacer une capacité de lecture de ses interlocuteurs.

Un joueur de poker qui ne peut pas lire les « informations » d’un autre joueur ne pourra pas augmenter son niveau de jeu.

Cela vaut également pour un manager qui n’évalue pas correctement l’état émotionnel de son équipe et qui lit uniquement les intentions superficielles de ses collègues, ou qui reste sur de vieux ressentis.

Les compétences sociales, y compris l’intelligence émotionnelle, sont une capacité savante qui peut être affinée et élargie, il serait vraiment bête de s’en priver et de ne pas se donner les moyens d’en faire un outil du quotidien.

 

À vous maintenant de mettre en pratique ces conseils pour rester innovant et compétitif dans votre travail de gestionnaire de projet.

Source image : Maxpixel

À propos de l'auteur

Rémi RENOULEAUCoach Certifié, Conférencier et Entrepreneur, Rémi Renouleau pratique un coaching orienté actions et résultats. Il accompagne les personnes à développer leur leadership et les équipes à travailler plus efficacement et en harmonie. Ses cadres de références sont multiples : la PNL, l’analyse transactionnelle, la systémique, la communication non violente, les neurosciences. Contacter Rémi Renouleau :

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